Objets perdus


Epitaph for the Eighties? Or Reason to do Sociology?: "There is no such thing as society"
"I think we've been through a period where too many people have been given to understand that if they have a problem, it's the government's job to cope with it. 'I have a problem, I'll get a grant.' 'I'm homeless, the government must house me.' They're casting their problem on society. And, you know, there is no such thing as society. There are individual men and women, and there are families. And no government can do anything except through people, and people must look to themselves first. It's our duty to look after ourselves and then, also to look after our neighbour. People have got the entitlements too much in mind, without the obligations. There's no such thing as entitlement, unless someone has first met an obligation."
Prime minister Margaret Thatcher, talking to Women's Own magazine, October 31 1987

DÉTERMINER LE SEXE
La controverse sur le genre/sexe dans le sport: est-ce bien le genre de Caster Semenya que l'IAAF veut tester, ou bien son sexe? Le test qu'on lui impose s'appelle "test de féminité". Cette imposition est motivée par le fait que ni son "look" (elle serait trop musclée et poilue) ni sa performance sportive ne correspondraient aux normes relatives aux athlètes féminines.
Anne Fausto-Sterling discute d'un "cas" similaire, la coureuse Maria Patino dans son livre, un must, Sexing the Body: Gender Politics and the Construction of Sexuality (2000).

ÉCOUTEZ l'entrevue de Gaëlle Lussiaà-Berdou à l’émission Les années lumières à la première chaîne radio (95, 1 FM) de Radio-Canada diffusée le dimanche 30 août 2009. Elle parle de cette controverse, mais aussi des enfants intersexes (le terme n'est pas utilisé pour autant), et vous allez entendre comment la chirurgie "correctrice" patine... et justifie ses pratiques par le "choix" des parents... Un ordre social où il n'y a pas de place pour ambigüité.
--------------------------
La médecine prénatale au service de l'hétérosexualité?
Lisez l'article
--------------------------
A GIRL LIKE ME
Critères de beauté et internalisation du racisme. Regardez le court métrage de Kiri Davis.

(septembre 2009)
Je suis blanche comme la chemise de mon hygièniste dentaire, qui m'apprend gentiment que les races existent et que je suis belle et bien une "caucasienne", "c'est à dire de la race blanche", dit-elle, car ma machoire ne serait pas assez grande, une des caractéristiques de ma race, [et que mes dents de sagesse poussent de travers -ça c'est un fait, et il faut les arracher], ce qui ne serait pas le cas des "noirs" et des "hispaniques".
Je me demande quelle explication fumeuse et raciste ont dû inventer les théoriciens racialistes du XIXe siècle, convaincus de la supériorité de la race blanche, pour interpréter cette différence à l'avantage de l'homme blanc. Que les dents de sagesse seraient des reliques de l'homme des caves et que c'est dans le spécimen "le plus avancé", "le plus civilisé" qu'elles auraient le plus de difficulté à pousser, faute de place??? Mieux vaut regarder S. Jay Gould, Mismeasure of Man, qui parle peut-être des dents de sagesse... -lecture passionnante.